Publications

Intervention au colloque «Relecture de Raymond Aron – Paix et guerre entre les nations – cinquante ans après (1962‑2012)» à l’Académie des sciences morales et politiques le 5 novembre 2012

J’ai rencontré Raymond Aron pour la première fois en 1973. Il m’avait invité à déjeuner au lendemain de ma nomination au Quai d’Orsay, et m’avait longuement parlé de Paix et guerre, dont il était très fier. Un peu plus tard – en 1976 très précisément – je l’ai lu intégralement et annoté à chaque page, et relu plusieurs fois par morceaux depuis. Parallèlement, je me suis attaqué à Clausewitz grâce aussi à Raymond Aron.

RAMSES 2013

Rapport Annuel Mondial sur le Système Economique et les Stratégies de l’Ifri, Dunod, septembre 2013

Sous la direction de Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Defarges

Journal de Russie

       

Journal de Roumanie

François Rabelais. Texte publié dans À quoi sert le savoir, Paris, PUF, 2011

Les grands maîtres de notre tradition humaniste, comme Rabelais ou Montaigne, nous ont appris que le savoir, « ça sert d’abord à former le jugement », et qu’une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine. À deux siècles de distance, le prince de Talleyrand, qui s’y connaissait, distinguait clairement le savoir, le savoir-faire et le savoir-vivre, et n’hésitait pas à conclure que des trois, le plus important est le savoir-vivre.

Version révisée et augmentée d’une préface rédigée en 2011 pour la traduction de À la recherche du temps perdu, publiée sous les auspices de l’Académie roumaine.
Les œuvres sont jugées au tribunal du Temps. Celle de Marcel Proust a aisément gagné en première instance, et l’on ne risque rien en pariant qu’elle l’emportera haut la main en appel. Sa singularité comme son universalité jaillissent dans la chute du Temps retrouvé : « Aussi, si elle [la force…] m’était laissée assez longtemps pour accomplir mon œuvre, ne manquerais-je pas d’abord d’y décrire les hommes, cela dût-il les faire ressembler à des êtres monstrueux, comme occupant une place si considérable, à côté de celle si restreinte qui leur est réservée dans l’espace, une place au contraire prolongée sans mesure puisqu’ils touchent simultanément, comme des géants plongés dans les années à des époques, vécues par eux si distantes, entre lesquelles tant de jours sont venus se placer – dans le Temps. »