Relations internationales
Textes
André Lévy-Lang (1937-2026), vice-président du Conseil d'administration de l'Ifri
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André Levy-Lang nous a quittés le 8 août.
Il aura été étroitement associé à la vie de l’Ifri depuis le début des années 1980. L’Ifri, moi personnellement, tous ses amis, avons perdu une personnalité unique par son intelligence, sa finesse, sa lucidité toujours teintée d’espérance, et son exceptionnelle loyauté et fidélité en amitié.
Célèbre avant d’être connu, il s’est singularisé dans l’histoire de l’Ecole polytechnique pour avoir été le premier élève étranger sorti major de l’Ecole. Jacques de Fouchier, alors président de Paribas et membre du Conseil d’administration du tout jeune Ifri, nous a présentés l’un à l’autre. Il venait de lui confier les rênes de la Compagnie bancaire. Depuis lors, André m’a accompagné tout au long du développement de notre institut, en particulier dans les années 1990 pour l’acquisition de l’immeuble du 27 rue de la Procession. En 2011, il a accepté de prendre temporairement la présidence du Conseil d’administration de l’Ifri, avant la réforme de nos statuts en 2015 à la suite de laquelle j’ai pris moi-même la présidence du nouveau conseil. Il nous a également accompagné dans la transformation de l’Ifri en fondation en 2022 et en est devenu l’un des cinq membres fondateurs. A la suite du décès de Louis Schweitzer, c’est tout naturellement que le conseil l’a élu vice-président. Il avait également succédé à Jean-Paul Agon à la présidence de notre fonds de dotation. Je tiens à ajouter qu’il s’intéressait de près à nos travaux, et ne manquait pas d’adresser régulièrement ses commentaires chaleureux à tel ou tel de nos chercheurs.
Chacun peut aisément retrouver les principales étapes de sa carrière jusqu’à la fin de sa présidence de Paribas en 1999. Depuis lors, André Levy-Lang a publié plusieurs livres remarquables sur les grands problèmes financiers de notre temps. Très au fait de l’importance et du développement des mathématiques financières, il a créé l’Institut Louis Bachelier et en a assumé la responsabilité jusqu’à la fin.
Mon dernier mot sera pour l’ami : irremplaçable.
Thierry de Montbrial